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En terme de C.V., j’ai obtenu le B.E.P. Bois et Matériaux Associés en 2005 et le Baccalauréat Professionnel Techniques du Bâtiment Étude et Économie en 2007. J’ai suivi ces deux formations au Lycée Professionnel Bernard Chochoy à Lumbres. J’ai poursuivi mes études et j’ai validé la licence Lettres Modernes à l’Université d’Artois à Arras en 2014.

En ce qui concerne le reste, bien qu’ayant passé un certain nombre d’années à l’Université, j’ai toujours conservé le goût pour le bois. C’est un matériau chaud et parfois capricieux qu’il faut accepter avec ses possibilités et ses contraintes. Trouver l’équilibre entre ce qu’offre le bois et ce que l’on veut en obtenir est le cœur du métier de menuisier. C’est ce qui en fait le charme.

Si j’ai décidé de créer L’Établi de Clément, c’est avant tout dans une volonté de cohérence personnelle. Je souhaite pratiquer la menuiserie en y prenant plaisir et je souhaite donner à ce projet les couleurs de mes convictions personnelles. C’est à la fois un retour à mes premières amours, et la création d’une dynamique résolument tournée vers demain. Il me semble que le consumérisme qui a écrasé le siècle précédent n’est pas quelque chose de durable. Les différents objets et mobiliers que nous utilisons ont de la valeur. Ils sont le fruit d’un travail. Pour ma part, il s’agit aussi d’accepter cette donnée. L’Établi de Clément marche vers demain, un pied dans le passé et son héritage de savoirs et l’autre pied dans l’avenir et les possibilités techniques et intellectuelles qu’il offre. L’avenir, selon moi, nécessite une prise en compte de la réalité naturelle du matériau et du territoire sur lequel je m’implante. J’accepte que le bois ne soit pas aussi malléable que le plastique ou le métal et j’ai conscience de l’urgente nécessité de prendre en compte l’empreinte que mon activité laisse sur l’environnement.

Vous comprendrez que je suis en recherche de liberté. Cette liberté réside dans la possibilité de lier mon métier à mes préoccupations sociales et environnementales. La confiance que je souhaite créer entre la personne qui me fera travailler et moi-même est la clef de cette liberté.